La trêve internationale terminée, c’est enfin la reprise en Nationale masculine. Etat des lieux avec Romain Ternel, le coach de la réserve du Fénix Toulouse (au centre), Axel Lévy, celui de l’Entente TUC-Balma (à gauche) et Christophe Sapet, de l’AS L’Union (à droite).
Depuis le début de la saison, la réserve du Fénix n’a pas décollé de la dernière place du classement de la poule 4 de N1. Le constat est sans appel, les joueurs de Romain Ternel ont enchaîné les contreperformances, ne validant qu’une victoire (face à Martigues) et un nul (face à Aix) sur leurs 11 rendez-vous. « On a été capable du pire comme du meilleur. De remonter un écart conséquent mais échouer pour des détails, d’un but au final. Ce groupe est jeune et pas encore stable, il faut que certains apprennent à gérer leurs émotions. » La stat de 52% de réussite au shoot depuis septembre est significative et les immanquables face aux gardiens adverses très préjudiciables. Pour autant, le technicien compte sur un sursaut d’orgueil. « On est à mi-parcours et on se doit d’y croire. Il suffit d’enchaîner quelques bons résultats et ça peut fonctionner. On a récupéré nos blessés et les joueurs (Sol et Gougeon) qui étaient avec les pros. Pendant la trêve, les jeunes du centre se sont beaucoup entraînés avec les pros, cela a été très bénéfique. » Février sera donc scruté avec beaucoup d’attention avec quelques gros morceaux à digérer comme le déplacement de samedi à Aix et la réception de Nîmes, une semaine plus tard (dimanche 15). Les deux mois à venir seront cruciaux pour valider le repêchage l’été dernier, en N1. « Nous avons pris la bonne décision car la N1, c’est un meilleur niveau de jeu et même si les jeunes peinent un peu plus, le plus important c’est qu’ils progressent individuellement et psychologiquement. »
Serein comme Axel Lévy qui cette saison a réduit la voilure handball pour mener de front sa passion du coaching à la tête de la N2 de l’Entente TUC-Balma et un projet personnel dans la vente en ligne. « Mes journées sont bien remplies mais j’avoue que tous les ans, je suis le 1er à pester contre cette coupure qui me semble trop longue. Sauf que cette saison, on y trouve quand même du positif car ça nous a permis de soigner nos blessés. » Pour Balma, la 1ère phase de championnat a été atypique avec deux reports et inévitablement à une période donnée, un enchaînement de matchs très éprouvant pour les organismes. Et les résultats en ont pâti (l’équipe est 6ème). « Huit week-ends d’affilée de matchs, ce n’est pas rien ! Actuellement, on a plus de points qu’à la même période l’année dernière mais de novembre à décembre, on a eu autant de défaites à domicile qu’en l’espace de trois ans ! On ne va pas dramatiser et se chercher des excuses avec l’accumulation de fatigue, on est focus sur la suite et on reste ambitieux. Un ou deux succès d’entrée nous permettrait de regagner un peu de confiance. » Et pourquoi pas dès samedi face à Rezé… une affiche qui ravive quelques mauvais souvenirs (à l’aller, après la rencontre, 4 joueurs balmanais s’étaient faits violemment agresser dans la rue par deux voyous). « C’est vrai, on est passé par toutes les émotions. D’être allé gagner face à une équipe qui venait de N1 et cette nuit qui tourne au cauchemar. On a traîné cet évènement durant toute la 1ère phase. »
A l’AS L’Union, le maintien en N2 est l’objectif majeur même si on sait qu’il faudra attendre les derniers jours du printemps pour le valider. L’entame en septembre a été catastrophique (4 défaites de rang) mais avec une ossature retrouvée, l’équipe est parvenue à s’éloigner de la zone de relégation (8ème). « La trêve est arrivée au bon moment, conçoit Christophe Sapet. D’ailleurs, on a changé nos habitudes. On voulait que les joueurs retrouvent de la fraîcheur et on n’a pas trop insisté sur la tenue de matchs amicaux. La saison passée, on a laissé pas mal d’influx dans des oppositions au cours du mois de janvier. » Pour autant, il a fallu remobiliser tout le groupe, ce qui n’était pas une évidence après un mois et demi sans match officiel. Même si les Unionnais évolueront à la maison, la reprise est piégeuse face à Asson (7è avec 2 pts d’avance), un adversaire à leur portée mais qui peut leur jouer un mauvais tour. « On a coché cette réception, il nous faut les battre car c’est un rival direct pour le maintien et en plus, derrière, on prend les trois premiers de la poule. Au-delà de ça, c’est primordial d’amorcer cette 2è phase du bon pied. » L’ASU peut-elle se mettre à l’abri plus tôt sans attendre la fin mai et surtout peut-elle être plus régulière durant 60 minutes ? « Quand on est au complet (comme cela a été le cas lors de la victoire à Balma), on produit du jeu, on est plus investi défensivement. Il y a enfin une certaine stabilité dans l’effectif avec le retour des blessés même si là, on ne pourra pas compter sur Lou Payet (le demi-centre doit se faire opérer). »
Reprise également en Nationale 3 – poule 1 pour les deux clubs hauts-garonnais.
Le CRAHB est redescendu de son petit nuage après avoir sorti après une séance de jets de 7 m, Bègles (N2) de la coupe de France fédérale. Les joueurs de Kévin Raspail actuellement 6è de leur poule, reprennent le championnat à Orthez (Pyr. Atlantiques) dans un match qui pourrait prendre des allures de guet-apens.
De son côté, Tournefeuille surveille ses arrières tant la zone relégable n’est pas si éloignée (un point). Maxime Trihan et ses partenaires attaquent cette 2è phase, en déplacement chez les Corréziens d’Objat (4è de la poule). Dans l’attente de 2 voire 3 oppositions consécutives (dont 2 à domicile) face à des adversaires (sur le papier) à leur portée.
