Coupe: Bercy dans toutes les têtes

Les plus optimistes établiront que chacune des équipes concernées est à deux week-ends de son voyage à Paris-Bercy. Objectif: finale de la coupe de France dans l’Arena la plus célèbre du pays. Mais avant de rallier la capitale, les obstacles ne manquent pas. 

Deux week-ends pour transformer le rêve en réalité = quatre matchs à disputer et à impérativement gagner. La formule est commune à chaque catégorie départementale et régionale. Ce dimanche 22 février sur la même journée, 16èmes et si qualification, 8èmes puis le 4 ou le 5 avril, quarts et si qualification, demi-finales. 

Les regards hauts-garonnais seront tournés vers deux directions:

– Louey (Hautes Pyrénées) où se déroulera à la fois, la coupe de France régionale féminine avec Pechbonnieu-Côteaux et la coupe de France régionale masculine avec Villefranche de Lauragais

– Gigean (Hérault) où Flourens tentera de passer les deux tours en coupe de France départementale féminine. 

Pour être complet, une 4ème équipe haut-garonnaise, Castanet-Ramonville-Auzeville HB est elle aussi, en Coupe de France masculine… fédérale. Sur une formule différente de la CDF régionale et départementale, les joueurs de Nationale 3 disputeront leur qualif pour la finale de zone (dernière étape avant Bercy), le samedi 7 mars à 19h30, gymnase Jean Jaurès à Castanet face à Libourne (N1). Au tour précédent, ils avaient sorti Bègles (N2). 

A Flourens, c'est aussi une histoire de famille

C’est la particularité de ce club de Flourens. Sonia Tong-Lee-A-Tai cumule la fonction de présidente et celle d’entraîneur aux côtés de Pascal Martinez, mais aussi de maman de joueuses puisque Mélina (à gauche sur la photo, 19 ans en BTS Tourisme) et Maéva (25 ans – technicienne de laboratoire) font partie de l’effectif de l’équipe 1 qui évolue en D2 de Prénationale féminine. Et en matière de cohabitation… « C’est parfois compliqué, s’amuse à reconnaître Maéva. On râle beaucoup et parce que c’est notre mère, on se permet de donner souvent notre avis. Dès qu’elle nous fait une remarque, on est un peu sur la défensive. Mais c’est une bonne coach et au final, on est bien contente qu’elle soit au bord du terrain. » Même impression du côté de Mélina qui appuie les propos de sa grande sœur. « On a vraiment confiance en elle et à la maison, on parle tout le temps, handball. Ce sport est ancré en nous depuis notre plus jeune âge. J’ai fait de la danse à un haut niveau mais je me suis rapidement orientée vers le hand. » L’histoire familiale liée à la petite balle et au 40×20 a débuté en région parisienne, essentiellement en Seine-St Denis. « Une histoire de passion de 30 ans avec Pascal mon mari (décédé en octobre 2025). Lui-même m’a entraîné puis il s’est occupé des filles, explique Sonia Tong-Lee-A-Tai. Et on a décidé de changer d’environnement et de déménager dans le sud. »

Le club de Quint-Fonsegrives accueille la petite tribu qui ne tarde pas à répondre à la proposition de la commune voisine de Flourens. « Avec la construction d’un gymnase, on s’est investi dans la naissance du club (en 2017). Une véritable aventure car on est parti de rien (pas plus d’une trentaine de membres au démarrage). » En huit ans, la structure a évolué, multipliant par 10 le nombre de ses licenciés répartis dans 12 équipes, filles et garçons. Un club familial par excellence avec cette saison, des objectifs bien identifiés. « Avec les filles en Prénat’, on ne veut pas revivre ce qu’on a connu, avoue Maéva. On veut se maintenir et continuer à progresser. Ce qui est positif, c’est qu’il y a une adhésion de tout le groupe, je sens un peu plus d’implication. On se connait toutes depuis longtemps car on a débuté au même moment chez les jeunes. »  Et la coupe de France est venue se greffer à un programme déjà bien chargé. « C’est vrai que physiquement, c’est lourd de gérer tout ça. Les temps de récupération sont assez courts. Il y a l’enchaînement des matches mais si on arrivait à passer comme on l’a fait jusque-là, ce serait génial. » Génial pour les filles, pour le club et tous les supporters qui n’ont pas hésité à affrêter un autocar afin de se rendre ce dimanche à Gigean dans l’Hérault