Yoan Crouzillat, mentalité énergisante

Pour les plus anciens qui se souviennent du dessin animé « Le Manège Enchanté », on pourrait le comparer à Zébulon, ce personnage monté sur ressorts débordant d’énergie. Yoan Crouzillat est né pour l’animation. Au micro, partout où il passe, il n’a pas son pareil pour entraîner tout un public dans son sillage. Le Fénix handball, les Spacers volley et bien d’autres clubs et disciplines lui font confiance depuis plus de 15 ans…

Profitant d’un temps mort, il va d’un coup bondir au centre du terrain et micro en main, mettre à contribution les centaines de spectateurs entassés dans les gradins du Palais des Sports. L’espace d’une soirée, Yoan Crouzillat est dans son véritable élément. Il jongle avec les mots, dose les intonations au rythme de la musique et pratique la répartie à rendre jaloux le meilleur des orateurs. « Je me définis comme un ambianceur. Mon job est de transformer le spectateur en acteur. De lui faire comprendre qu’il a un vrai rôle à jouer, qu’encourager son équipe peut la galvaniser. » Voilà plus de 15 ans que le Tarnais d’origine qui à ses débuts était responsable de l’évènementiel d’une station de ski des Pyrénées, arpente les scènes sportives. Du volley avec les Spacers, au rugby à 13 comme à 15 (avec la coupe du Monde au Stadium en 2023), des meetings de natation au basket-ball, c’est un véritable touche-à-tout. Mais c’est par le handball que tout a commencé. « J’ai pratiqué jusqu’à l’âge de 30 ans, en région parisienne et à L’Union, je me suis occupé des jeunes et j’ai même été arbitre. En 2011, Toulouse cherchait un speaker pour succéder à Christophe Kempé (l’ancien pivot de France A reconverti au micro) et j’ai proposé mes services. Apparemment, ça leur a plu et j’ai enchaîné les matches. » Deux ans plus tard, il est sollicité par la LNH pour des compétitions majuscules comme le Trophée des Champions ou les finalités de la Coupe de la Ligue.

Avec toujours la même fougue et le même entrain quel que soit le scénario de la rencontre. « L’ambiance dépend souvent de ce qui se passe sur le terrain. Justement quand cela manque d’intensité, que le public est un peu passif, il faut être là pour le réveiller, lui donner envie de réagir. L’animateur doit être au maximum. » Et utiliser tous les leviers qui sont à sa disposition, dans un domaine où chacun ajoute sa patte. « Quand j’ai commencé, Dominique Bouzianne (incontournable Mr Loyal du HBC Nantes – photo ci-dessus) a été une de mes références. Au fil du temps, il a apporté quelque chose de différent. Je pense vraiment être arrivé à la bonne période. Ce job d’animateur de salle existait mais ce n’était pas très développé. La technologie, les effets spéciaux, la vidéo ont été un vrai plus pour le décorum. »  L’agenda de Yohan ne cesse de se remplir. Et de nouvelles disciplines se rajoutent à la liste. « La saison passée, j’ai animé pour la 1ère fois, une compét’ de tennis de table, je n’y connaissais pas grand-chose mais ça s’est bien passé. » A 42 ans en juin prochain, l’homme n’en a pas terminé avec ce qui le fait vibrer. Pour cela, il ne néglige aucun détail. « Mine de rien, de bouger dans tous les sens, de puiser parfois au fond de soi-même pour que le public te suive, cela demande pas mal d’énergie. J’ai fait appel à un préparateur physique cinq fois par semaine pour être dans le coup. Il m’est arrivé selon la période, d’enchaîner 4 à 5 matches à la suite. Il faut être en bonne condition physique. » Comme les joueurs dont il ne cesse de vanter les prouesses.

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