Des regrets, les filles de Pechbonnieu en auront évidemment… mais sur la physionomie de la seconde période où elles ne vont inscrire que 6 petits buts et en encaisser 19, leurs vis-à-vis de Limoges étaient bien trop fortes. Leur succès ne souffre d’aucune contestation tant elles ont dominé les débats de bout en bout. Il y a bien eu ce sursaut des joueuses de Sébastien Gandais dans les dix dernières minutes du 1er acte où elles vont réussir à recoller (13-13 à la pause). Jusque-là, les gardiennes (Messaoudi pour les Limougeaudes, Tourrou pour les Hauts-Garonnaises) s’étaient livrées un duel à distance mais du côté de Pech’, il y avait eu trop de fautes concédées, trop de balles perdues.
La sortie sur blessure dès le retour du vestiaire de Judith Franssen-Lettens va apparemment déstabiliser la structure. Pourtant, ses partenaires vont résister et garder la tête hors de l’eau pendant… 12 minutes (16-18 à la 42ème). A partir de cet instant, tout va s’écrouler. D’un seul bloc. Aucune continuité de jeu, un manque évident de précision, en face, un adversaire sérieux et efficace et au passif, un 1-10 encaissé en moins d’un quart d’heure. L’addition qui sanctionne l’échec, est lourde (19-32). Le nom de Pechbonnieu-Côteaux ne s’inscrira pas au palmarès de la Coupe de France régionale féminine mais cette amertume dominicale ne doit pas effacer ce qui a été accompli.
C’est déjà un privilège rare dans une carrière sportive de se retrouver dans un tel environnement, bien loin du huis clos feutré du quotidien de Nationale 3. Cette finale nationale vient clore un exercice 2025-2026 qui reste exceptionnel. Car avant même de composter leur billet pour la capitale, les joueuses de Pech’ avaient atteint leur premier objectif de la saison : l’accession officielle en Nationale 2 pour l’an prochain.
Si les filles vont pouvoir s’aérer la tête et laisser le hand de côté, les dirigeants et entraîneurs vont devoir gagner un autre pari. Réussir où une saison plus tôt, le club a échoué : maintenir l’équipe première en Nationale 2. Pour exister et se stabiliser à cet échelon, la valeur avérée de chacune des composantes actuelles du groupe ne suffira pas. Cela va demander des efforts particuliers sur le recrutement. Injecter du sang neuf sera une nécessité absolue, en dénichant des profils encore plus aguerris, ayant déjà évolué au niveau supérieur.
Depuis quelques semaines, le téléphone de Sébastien Gandais est en surchauffe. L’entraîneur n’envisage certainement pas de le couper.
