Les pros du Fénix, à fond dans la prépa

Voilà presque trois semaines que les vacances d’été ne sont plus qu’un lointain souvenir pour les joueurs du Fénix, trois semaines que l’effort intensif sous des températures caniculaires rythme leur journée. Les entraîneurs Danijel Andjelkovic et Rémy Calvel disposent actuellement de quinze joueurs pros (le Suédois Pontus Brolin en délicatesse avec une épaule ne sera opérationnel qu’en janvier) et de trois jeunes du centre de formation (Mattéo Anduze, Jules Gougeon et Siméo Renaud). Un 4ème, Zachary Dermigny qui participe à l’Euro U18 en Serbie, les rejoindra dans quelques jours. A l’intersaison, cinq éléments (Feuchtmann, Giraudeau, Kempf, Mindegia, Moller) ont quitté le club, quatre (le demi-centre argentin Nicolas Bono, l’arrière gauche Mathéo Briffe, l’ailier droit Andréa Guillaume et le gardien Robin Kerdudo) sont venus les remplacer. « Je suis plutôt satisfait du recrutement, confie D. Andjelkovic. Concernant la prépa, au niveau du staff, on se montre plus vigilant. L’an passé, on a démarré en étant 4ème et j’ai l’impression qu’on s’est un peu endormi. Inconsciemment, on a tous pensé que nos acquis suffiraient et on s’est vite retrouvé en difficulté. Là, je sens plus d’intensité à l’entraînement, plus de mouvement. Je ne suis pas obligé de les pousser pour qu’ils mettent la barre assez haut. » 7èmes en juin dernier, écartés de la coupe d’Europe, les Toulousains n’ont-ils pas vécu un miracle permanent entre 2023 et 2025 en entrant dans le top 4 ? « C’est vrai qu’on a fait deux saisons exceptionnelles et les gens autour se sont habitués à ce classement. Avec les moyens qui sont les nôtres (12è budget de D1), pour finir 4ème, il faut que la saison soit parfaite. 7ème, ce n’est pas si mauvais même si on doit viser mieux. » D’autant que le déroulement du championnat change avec l’introduction de play-offs (les quatre 1ers jouent le titre et la qualif en Ligue des Champions), les quatre suivants, le dernier ticket pour l’European League). « On va découvrir une nouvelle formule et rien ne sera joué avant les play-offs. Pour Toulouse, terminer 4ème et se retrouver avec les ‘’gros’’ serait exceptionnel. Être dans le top 6 serait considéré comme une bonne perf. »

Andréa Guillaume au pays de la chocolatine

Andréa Guillaume fait partie des quatre nouvelles têtes de l’effectif 2026-2027 du Fenix. L’arrivée de l’ailier droit de 28 ans, originaire de Chartres (où il a effectué toute sa formation), passé par Saran (2 saisons) Istres (4) et Limoges (4) sonnait comme une évidence pour le staff toulousain. Tant par sa progression que sa polyvalence. L’anecdote raconte même qu’il y a une décennie, il avait fait des tests probants pour entrer au centre de formation toulousain mais qu’il avait choisi une autre direction. 

Comment se passe cette intégration à Toulouse ?
Mon passage à Istres pour découvrir le sud, m’a servi… Ça fait vraiment plaisir de retrouver cet environnement mais le plus dur à supporter c’est la chaleur. Côté club, l’intégration est parfaite, je fais ma place petit à petit et niveau prépa, ça charbonne bien.

Qu’est ce que tu as trouvé de différent ici ?
Je n’ai pas encore eu beaucoup de temps pour découvrir la ville mais les 1ers contacts sont positifs. L’accent qui chante, la luminosité, c’est agréable de se lever le matin et d’avoir du soleil, ça met vraiment de bonne humeur.

Quand tu vas à la boulangerie, tu demandes bien une… chocolatine ?
Pour l’instant je demande des croissants ! Je ne sais pas si je vais réussir à prendre ce pli parce que chez moi et même à Limoges, on parle de pain au chocolat (rires).

Pourquoi le choix du Fénix après Limoges (bien mieux classé en juin) ?
Les projets sont similaires et c’est ce qui m’a intéressé. Je voulais continuer à jouer l’Europe malheureusement Toulouse ne s’est pas qualifié mais j’ai bon espoir de la retrouver la saison prochaine. A Limoges, mon temps de jeu était partagé, là, je sais que mes responsabilités vont être plus importantes. Je me suis toujours nourri de ce que m’ont apporté les entraîneurs que j’ai successivement côtoyés et je pense que l’apport de Danijel sur mon développement personnel va être intéressant.

Ton binôme (Zachary Dermigny) a 10 ans de moins. Ça aussi c’est un changement pour toi…
Déjà, j’arrive pour prouver ma valeur. Même s’il y a une différence de statut, ma place, je vais aller la chercher. Je ne l’ai pas encore rencontré (Zac’ est à l’Euro avec l’EDF U19) mais le but est d’avoir la doublette la plus performante possible. J’ai été dans sa situation il y a 10 ans et je me dois de lui apporter un max.

Concernant ton style… Tu es un ailier très mobile…
Je suis ailier mais pendant ma jeunesse, j’ai aussi alterné à l’arrière. J’aime sortir de mon périmètre et j’ai la faculté de pouvoir m’exprimer de loin. Cela peut être un atout notable notamment sur les défenses qui ne s’y attendent pas. La difficulté en étant à l’aile, c’est qu’on est tributaire des autres, quand les ballons n’arrivent pas, il faut aller les chercher.

On arrive sur les 1ères confrontations, comment juges-tu ces trois 1ères semaines ?
Cela a été très intense mais c’est normal en début de prépa. C’est la phase de charge, là où on a des courbatures. On a vite mis l’accent sur le handball, c’est la 1ère fois que j’en fais autant avec un peu moins de piste ou de foncier à côté, ce n’est pas mal car quand il y a un ballon c’est plus rigolo. Globalement, on a bien bossé et je suis sûr que cela va continuer de la sorte.

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