Les copains du Lauragais

C’est le pari un peu fou que s’est lancée une bande de copains qui un week end sur deux ou presque se retrouve au gymnase des Barelles pour forcer le destin. Et depuis le début de la saison, cela marche plutôt bien. 2èmes de la poule 1 de Prenat masculine à un petit point des Héraultais de Jacou (qui comptent un match en plus), qualifiés pour le prochain tour de la coupe de France régionale, les handballeurs de Villefranche de Lauragais font la fierté de cette commune de 5100 habitants. Avec eux, tout est réuni pour passer une excellente soirée. Dans une ambiance rustique et festive en tribunes et un jeu en mouvement plaisant à suivre sur le terrain. « Nous sommes un club familial dans une province rurale et nous assumons totalement ce caractère champêtre, s’empresse d’appuyer Quentin Staquet, le président du HBCV. Ce qui ne nous empêche pas de viser la performance. Sans se prendre trop au sérieux. C’est sans doute cela qui fait notre force. On ne redoute personne et l’esprit guerrier nous réussit plutôt bien. » La Prénat, c’est une des 22 équipes (dont la moitié de féminines) que compte le club. Comme partout, l’apprentissage commence à l’école de hand et se poursuit dans les différentes catégories. « On fait tout pour garder nos jeunes, quelques-uns sont partis et beaucoup sont revenus. Ce qui ne nous empêche pas de recruter des joueurs extérieurs. On ne va pas les chercher. Ils connaissent des potes qui sont déjà chez nous ou alors ils viennent pour le boulot ou les études à Toulouse. » Comme cette saison avec l’arrivée entre autres de Ialy Ralambofiringa, Mathias Arriubergé et Maxime Mourcel du Fénix, de Gabriel Lacanal de Balma ou de Gabin Chaix de Valence.

Mais la formation et la détection restent au cœur du projet. « Je suis arrivé en 2005 et d’entrée, il a fallu structurer et donner du sens à ce qu’on voulait faire, se remémore Pascal Martin, le coach des moins de 18. Ce n’est pas évident de créer une dynamique dès le plus jeune âge tout en se souciant de la féminisation du club. Mais à force de travail, on arrive à de bons résultats. » Les moins de 18 par exemple, jouent les 1ers rôles en D1 régionale. A terme, une accession en 18 France est envisagée chez les garçons mais un tel projet demande un peu plus de moyens. « Ce n’est pas anodin si nous nous sommes rapprochés de Pamiers et de Mazères (deux communes ariégeoises voisines). Nous voulons faire jouer tout le monde en encourageant la performance et en suscitant une saine émulation. Cette entente à trois nous permet de multiplier les équipes, les compétences et la capacité d’accueil. Elle se fait sur le handball, chaque joueur et joueuse reste fidèle à son club d’origine.» Le handball villefranchois avance sans brûler les étapes. Les prochaines visent pourtant les sommets avec pour les séniors de Lucien Liaigre, l’accession en Nationale 3 et pourquoi pas, au printemps, une finale de coupe de France régionale à Paris-Bercy. Rien que ça !

Villefranche de Lauragais... l'esprit de famille