Avec Téo Jarry quasiment né au Palais des Sports, Nemanja Ilic et Jef Lettens, débarqués sur les bords de la Garonne respectivement en 2013 et 2019, Gonçalo Martins Vieira est un des plus fidèles au maillot toulousain. Il entame sa 7ème saison d’affilée et le bail court jusqu’en 2028. « Je me sens vraiment bien ici, j’ai trouvé mes repères et avec les gens qui font ce club nous partageons à peu près les mêmes valeurs. Cela n’aurait pas été logique de partir alors qu’on me proposait de rester. » L’arrière portugais peut ainsi témoigner de l’évolution du Fénix qui malgré toujours un budget parmi les plus modestes (avant dernier de l’élite) est parvenu à se hisser au sommet du handball français. «Nemanja pourrait mieux en parler que moi car il est arrivé à une époque où l’équipe ne se battait pas pour les mêmes objectifs. Quelque part c’est cool de se dire que j’ai pu apporter quelque chose et que j’ai contribué aussi à écrire un petit bout de l’histoire du club. » Mais pour lui, tout n’a pas été rose et les deux dernières saisons ne resteront pas un bon souvenir. 21 février 2025, rupture du tendon d’Achille suivie d’une opération. Son retour à la compétition début novembre, sera à nouveau perturbé et on ne le reverra qu’en avril dernier où comme pour se rassurer, il inscrira 28 buts en 4 matches. Insuffisant pour que Toulouse décroche un ticket européen. « Ça faisait partie des objectifs de début de saison et c’est toujours décevant de ne pas y être arrivé. Après, c’est le résultat de ce qu’on a produit. Cela ne sert à rien de se lamenter, il faut surtout se concentrer sur ce qui arrive et nous forcer à devenir plus exigeants. »
La préparation s’est déroulée sans trop de soucis avec la nécessité de peaufiner les relations et intégrer les nouveaux. « L’essentiel est de recréer les liens qu’on avait avec ceux qui ont quitté le club. » Justement, on pourrait penser que sa longévité sous la tunique toulousaine pourrait lui conférer un certain statut, des responsabilités accrues, sur et hors du terrain. « Dans une équipe, chacun doit se sentir concerné. Mais c’est vrai qu’en connaissant mieux l’environnement, si je peux aider, plus m’impliquer au quotidien, je le ferai. Il faut aussi que je retrouve le niveau qui était le mien avant tous mes problèmes physiques.» Il en est un qui reste serein sur le rendement de son joueur. Son entraîneur Danijel Andjelkovic regrette même de l’avoir appelé trop tôt la saison passée après sa convalescence. « J’avais besoin de lui mais il n’était pas totalement prêt. Je suis vraiment content de le retrouver. Son retour est bénéfique car au top de sa forme, il est capable de porter l’équipe à lui tout seul. » C’est donc à Saran dans le Loiret que débute samedi, le marathon de 30 journées ponctuées sur le final, par d’éventuels play-offs. « Même s’il y a ces play-offs, notre objectif ne change pas: on va essayer de gagner tous les matches, martèle Gonzi. Et à la fin, on fera les comptes. Dans le meilleur scénario, on finit 4ème et en play-offs, on n’a plus rien à perdre. Si on se classe entre la 5ème et la 8ème place, on aura deux matches pour tenter de décrocher l’Europe, ça peut être cool.» Quel que soit l’épilogue, Gonçalo Martins Vieira veut assurément ne plus perdre de temps.
État des lieux avec Danijel Andjelkovic
Bilan de la préparation
« L’amélioration a été progressive et je suis plutôt satisfait de ce qu’on a produit. Là on entre dans la vraie compétition et ce n’est plus le même contexte. »
Le début de saison
« Saran, chez eux et (à la suite) Caen et Sélestat chez nous, ce sont des matches piège par excellence. Il faudra être à 100% pour gagner ces trois 1ers matches car si on se loupe, ça sera difficile de récupérer les points perdus. J’ai vu Saran et Caen, ils sont sur la dynamique de leur montée. »
Etat des troupes
« Ernest Pineau-Rossi (arrière droit) n’est pas encore opérationnel, il est toujours blessé à la jambe droite et je ne compte sur lui que fin septembre/début octobre. Mattéo Briffe (qui a vécu avec Cesson une dernière saison quasi blanche) s’améliore de jour en jour, je ne pensais pas qu’il puisse atteindre si vite le niveau qui est actuellement le sien. Enej Jovicic (demi-centre slovène) est gêné aux adducteurs et on ne sait pas quand on va pouvoir disposer de lui. »
Quid des jeunes qui ont fait la prépa avec les pros ?
« Jules Gougeon (DC) est dans l’effectif avec nous. Pour moi, ce n’est pas un joueur de rotation, je compte vraiment sur lui. Surtout en ce début de saison sur un positionnement arrière droit-demi centre. Mattéo Anduze (Ard) s’est blessé dimanche avec la N1 en amical contre Limoges, il est tombé sur le poignet, on attend de connaître le verdict du scanner (suspicion de fracture du scaphoïde). Du coup, je vais me retrouver avec seulement un vrai arrière gaucher (Kojadinovic).
