C’est ce qui s’appelle assurer chaque année, le minimum syndical. Pour les handballeurs de la section sportive du lycée Raymond Naves, se qualifier pour les finalités du championnat de France UNSS est considéré comme un devoir. Celui de perpétuer la dynamique insufflée par les anciens (pas si vieux que ça) sacrés en 2024 à Besançon et 3èmes sur le podium, à Tournefeuille, un an plus tard. Sans oublier cette participation aux Gymnasiades au Bahrein qu’ils se sont permis de remporter. L’héritage est donc conséquent mais ne doit pas constituer un fardeau.
L’été dernier, une page a été tournée. Fred Pérez, le coach historique du pôle et de la section a pris sa retraite et Benjamin Vallée est arrivé à la tête d’un groupe inévitablement renouvelé. Le technicien n’a pas attendu très longtemps pour élaborer son projet de jeu basé sur une assise défensive efficace et une couverture offensive sur grand espace. Si les intentions étaient bonnes, la mise en place a nécessité un peu plus de temps que prévu. Et la défaite concédée en décembre face à la section de St Jo (Toulouse) lors du 1er tour à Rodez a servi d’avertissement.
Ce mercredi, c’est une équipe de Naves qui venait non seulement chercher la qualification à la finale inter-académique mais surtout, remporter les deux oppositions proposées en mettant en pratique tous les schémas élaborés à l’entraînement. Le bilan est positif: un 1er succès (25-22) qui a mis du temps à se dessiner face à St Jo (qui était devant à la pause +2) et une véritable démonstration lors du second match face à Rodez (10-6 à la mi-temps, +13 au plus fort de l’écart et 27-15 au final). « On voulait vraiment asseoir ce qu’on avait bossé et sur ce dernier match, on voulait tout de suite, marquer les esprits avec notre jeu défensif, précise Benjamin Vallée. Rodez a essayé de s’adapter (avec du 7 contre 6), on a proposé autre chose et cela a bien fonctionné. » Ce championnat de France est finalement une course à étapes dont la prochaine est programmée, le 18 février (dans trois semaines) à Toulouse, aux Argoulets. A la maison et la plupart des joueurs (notamment ceux licenciés au Fénix) seront dans leur jardin. « On va s’attacher d’abord à ce que chacun récupère parfaitement. Il ne faut pas non plus que cela devienne une pression mais au contraire, que ce soit un point d’ancrage pour encore sublimer leur niveau de jeu. » La section sportive du lycée Alexis Monteil à Rodez accompagnera Raymond-Naves à la prochaine phase inter-académique. Ils y retrouveront vraisemblablement leurs homologues du lycée Mermoz de Montpellier, grands favoris du tour académique qui dans cette zone n’aura lieu que mercredi prochain (le 4 février) .
Robin Lacanal, le grand frère
Robin Lacanal est le rescapé de tout une campagne puisqu’il est le seul dans le groupe actuel à avoir participé aux finalités du championnat de France à Tournefeuille en mars 2025. Arthur Button, Evan Dida, Milo Maurette-Jullien et Gabin Henry avaient eux, fait quelques apparitions lors des tours préliminaires. Le gaucher balmanais n’en tire aucune autorité sur ses partenaires. « Je reste un joueur comme un autre de l’équipe, on kiffe le moment tous ensemble. L’identité du groupe c’est qu’il n’y a pas vraiment de capitaine, de mec qui porte tout sur ses épaules, on est entre potes, chacun sait ce qu’il a à faire et on n’hésite pas à se dire ce qu’on doit se dire. » Des 18 France où il évoluait la saison passée et où il peut encore faire quelques piges (le Fénix en a fait l’amère expérience), Robin essaie désormais de grappiller du temps de jeu avec les séniors en N2. Pas évident de jouer des coudes chez les plus grands. Qu’à cela ne tienne, le garçon n’est pas du genre à baisser les bras. D’autant qu’avec Raymond Naves, il a une image à préserver. « Par rapport à ce qu’on a connu l’an passé et surtout ce que j’ai vécu, je dois avoir un certain niveau d’exigence au quotidien avec l’équipe pour qu’on puisse aller jusqu’au bout. Ce serait bien de remporter le championnat de France. » Tout en gardant cette humilité qui le caractérise. » On ne va pas s’emballer, on va surtout travailler nos points faibles (les pertes de balle), le gros morceau dans trois semaines, ce sera Montpellier. On verra bien mais ce qui est sûr, c’est qu’on va se donner à fond. » Des quatre adversaires présents aux Argoulets le 18 février, un seul obtiendra son billet pour les finalités du championnat de France, du 23 au 26 mars au Mans.
Pour Axel Sajous, ce n'était pas le pied
Le règlement des compétitions UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire) est ainsi fait. Sous peine de disqualification, chaque équipe doit présenter sur chaque tournoi, un arbitre reconnu. Et à Raymond Naves, le sifflet est tenu par Axel Sajous qui officie par ailleurs comme gardien en 18 France à l’AS L’Union et c’est dans cette même catégorie qu’il se perfectionne dans l’arbitrage. Or, le Muretain d’origine a vécu ce mercredi, une péripétie dont il se serait bien passé. Au cours d’une séance de muscu, un poids de 10 kg s’est écrasé sur son pied. Vive douleur, articulations qui virent au bleu, strapping de légionnaire et c’est en serrant les dents que l’intéressé a rallié le lycée St Joseph où se déroulaient les finales académiques. Il a hérité de deux rencontres qu’il a menées en binôme avec toute l’autorité qu’on lui connait. Pas sûr que ses extrémités aient apprécié !
