U18Fr: Castanet et L’Union au rendez-vous

Si pour le Castanet-Ramonville-Auzeville HB, c’est la 2ème qualification consécutive en un an, pour l’Union, il a fallu s’armer de patience. La dernière bascule en « poules hautes » remonte à la saison 2019-2020. Une expérience tronquée puisque seulement 4 journées avaient pu avoir lieu, le championnat étant suspendu en raison de la pandémie. Jusque-là, les Unionnais avaient régulièrement validé leur billet pour l’élite avec une formule différente et des 8èmes de finale en sortie de cette 2ème phase. En 2017, ils avaient même disputé la petite finale du championnat Elite, décrochant le bronze aux dépens d’Aubervilliers.

« Cette saison, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire, indique Alexandre Farné. Avec une génération 2008-2009 qui se suit depuis longtemps et l’intégration de nouveaux joueurs de talent (comme les deux gauchers Saian Brarda et Simon Demaret). On a été efficace sur cette 1ère phase et surtout on n’a négligé aucun match (une seule défaite face au Fénix lors de la 3ème des 10 journées). » Et le demi centre unionnais de rêver plus grand tout en gardant une certaine dose de lucidité concernant la suite avec pour adversaires, une équipe de Billère (battue deux fois) et qui aura à cœur de prendre sa revanche, le voisin toujours aussi coriace de Castanet et surtout les deux épouvantails de la poule 3, Nantes et Pouzauges-Vendée. « On vise loin et le prochain objectif c’est le Final Four. On sait que cela va être dix fois plus compliqué mais aujourd’hui, on est là où on voulait être. Il va falloir donner un peu plus que ce qu’on a produit jusque-là. Dans l’équipe, il n’y a pas un joueur au-dessus d’un autre. On s’est bâti sur un collectif et il faut continuer comme ça. »  

Clément Herry, le bon soldat

Clément Herry n’envisageait aucune autre alternative que de poursuivre la saison parmi l’élite des 18 France avec le CRAHB. Comme il y a un an. « On s’était qualifié lors de la dernière journée (contre Bègles) mais ensuite l’équilibre de l’équipe a été modifié car certains sont allés jouer en N3. Les résultats s’en sont ressentis et on a pris un coup au moral. On pensait qu’on allait bénéficier de l’effet Petit Poucet, il n’en a rien été.» Les erreurs du passé ont été digérées et chacun a pu tirer les conséquences d’une expérience qui reste enrichissante. 

« La grosse différence, c’est que le collectif a muri et l’entente est parfaite. C’est un réel atout et sincèrement, je pense que cette fois, on peut nourrir de vraies ambitions. En tout cas, la qualif pour le Final Four sera l’objectif. Nantes apparaît comme l’équipe la plus forte, ils ont l’habitude de se retrouver à ce niveau mais on ne craint personne.» Quoi de plus naturel pour le gaucher tombé dans la marmite du handball à l’âge de 3 ans du côté de Roques s/Garonne, d’aimer le challenge qui l’attend ? « J’ai toujours été animé par l’esprit de compétition. Je suis sur le terrain pour m’amuser avec les copains mais aussi pour performer. Et ce qui me plait le plus, c’est l’engagement qu’il faut mettre pour remporter chaque duel.»

Le Fénix est le grand absent de la table des Grands. Alors que la génération précédente (Allégret, Anduze, Joannel, Laberenne, Sapinart, Tuxagues et autre Ybanez) avait réalisé un parcours remarquable s’invitant même pour la 1ère fois de l’histoire du club au carré final fin mai à Vendôme. Cette saison, les joueurs de Florian Lévy sont plus jeunes et donc moins expérimentés mais en devenir. Lors des 8 derniers championnats qui se sont déroulés jusqu’à leur terme (hors période Covid), Toulouse avait basculé à 7 reprises en poule haute. Cette année, le Fénix reprend la 2ème phase en poule basse. Tout comme l’Entente TUC-Balma