Il est le gardien en vue de ce début de 2ème phase au sein de l’élite des moins de 18 France même si ce samedi, face aux jeunes pousses du HBC Nantes, Josselin Authié a été moins dissuasif qu’à l’accoutumée. « Ça, tu le sens dès que tu poses un pied sur le terrain. Lors des deux 1ers matches de cette 2è phase (contre Castanet et à Pouzauges), dès l’échauffement, j’étais vraiment dans d’excellentes dispositions. Je suis mieux entré dans la partie et j’ai su être régulier. Ce soir, cela a été moins évident, j’étais moins dans le coup. » A l’image d’ailleurs de l’équipe haut-garonnaise. Incapable de contourner le bloc défensif nantais en attaque placée et très approximative dans ses intentions. Les jeunes du « H » plus imposants athlétiquement ont mieux géré leurs temps faibles que leur adversaire. Exemple cette double infériorité numérique en début de 1ère période dont L’Union n’a pas su profiter (4-6). « Cela n’avait rien à voir avec les adversaires qu’on avait affrontés jusque-là. Il y avait une différence de gabarit. Malgré quelques échecs, on ne s’est jamais affolé et même quand on n’était pas au mieux, on a trouvé des solutions pour ne pas se laisser distancer. »
Changement de physionomie dans les dix dernières minutes de la rencontre. Alors que Nantes avait fait jusque-là, la course en tête, le travail de sape de Sacha Delaval au relais d’un Ethan Barthes très efficace en 1ère période, l’abnégation de Noa Flan (seul pivot patenté depuis la blessure de Jules Caurier) ont fini par payer. Et même si les Nantais étaient encore capables de faire basculer le scénario en leur faveur, l’AS L’Union a résisté et s’est imposée (31-29), signant ainsi son 3ème succès en autant de rencontres disputées en Poule Haute.
Josselin Authié lui, a participé à l’explosion de joie collective qui a suivi le buzzer final. Sans excès, en gardant ce flegme qui pourrait passer par moments, pour une certaine nonchalance. « Disputer les poules hautes, c’est top. En plus, ça se passe plutôt bien. Ça donne vraiment envie de continuer dans cette direction mais il ne faut pas trop s’enflammer. » Et d’envisager pourquoi pas un parcours qui mènerait au carré final disputé en juin du côté d’Aix-en-Provence ? « On en est encore loin mais si ça peut sourire, on fera tout pour y arriver.«
Le minot de l’AS L’Union, sacré meilleur gardien des finales Intercomités en 2023 avant d’entrer au pôle Espoirs de Toulouse, a grandi. Morphologiquement et… mentalement. « Cette année, j’ai retrouvé mon cadre familial (il a quitté l’internat), je suis peut-être plus à l’aise. Le handball tient une large place au quotidien, il y a aussi les études (en 1ère au lycée Raymond-Naves), j’essaie de suivre pour avoir quelque chose derrière. » La saison prochaine sera celle du choix. Avec le bac comme objectif scolaire et sportivement, celui d’intégrer un centre de formation. « C’est évidemment l’aboutissement de mon rêve d’ado. Mon but, c’est d’être régulier en club, de réaliser de bonnes perfs et intégrer l’équipe séniors en N2… Après, c’est aussi le Pôle qui peut m’aider dans mes recherches, il me reste un an et demi, il faut que je « me la donne » jusqu’à la fin et on verra bien. L’idée est de faire les Interpôles mais cette année, il y a de la concurrence. » Verdict dans une dizaine de jours avec la sélection d’Occitanie qui participera aux IP à Nantes du 2 au 8 mars.
