Les « U » de Toulouse visent haut

Ils évoluent habituellement en Nationale et en Prénat en Haute Garonne et les départements limitrophes et étudient surtout dans toutes les facs que compte l’agglomération toulousaine. L’alchimie consiste à les rassembler, à jongler avec leurs emplois du temps et à constituer la meilleure équipe possible qui participera aux championnats de France universitaires. « Cela pourrait être compliqué mais on y arrive car j’ai vraiment de très bonnes relations avec les clubs pour disposer de ces joueurs, note le coach Olivier Boyer. A Toulouse, le fait d’avoir une véritable identité universitaire attire naturellement tous ceux qui pratiquent la discipline. Pour la fac, c’est une vitrine de communication par rapport à l’accompagnement du double projet scolaire et sportif. » Les différents challenges proposés sont multiples. Entre grandes écoles, à l’échelon régional et… national. La saison passée, le handball « U » toulousain s’est particulièrement illustré avec un podium pour les filles (3èmes en championnat de France N1) et un titre pour les garçons en N2. « Un truc de fou, confirme l’arrière Adam Nouali. Au départ, on y allait comme une famille, une bande de potes qui participait à un tournoi. On ne savait pas trop à quoi s’attendre car il y avait beaucoup de nouveaux. L’année d’avant, l’équipe pourtant plus forte sur le papier, ne s’était pas qualifiée. On rigolait beaucoup, sur et en dehors du terrain mais en même temps il y avait du jeu et tout s’est enchaîné. 1er match, on gagne, 2ème pareil jusqu’à la finale (remportée face à l’université d’Aix-Marseille). Ça serait top d’y participer encore cette année car il y a le même état d’esprit dans le groupe. On sera peut-être l’équipe à battre (rires). En universitaire, le niveau est quand même élevé. »

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Gabriel-Rares Marchis, gardien de la réserve du Fénix a également partagé l’aventure jusqu’au titre de champion. Le souvenir est encore présent en mémoire. « Je me rappelle que le trajet jusqu’au Havre avait été assez long mais on a tous vécu une expérience incroyable. En fait, jouer en universitaire, ça m’apporte cette notion de plaisir qu’on ne retrouve pas obligatoirement en club quand il y a la pression du résultat. » Avant de pouvoir revivre la même expérience (cette année, les finalités sont programmées début juin à Brest), les ‘’U’’ toulousains devront franchir deux étapes. Ce jeudi à Montpellier et le 19 mars (vraisemblablement) à Bruguières. Fort d’un groupe d’une cinquantaine d’éléments, Olivier Boyer a constitué deux équipes qu’il alignera à Montpellier face à ses homologues de Nîmes et Montpellier. « Quatre équipes donc, seules les deux 1ères sont qualifiées pour le tour suivant. L’an dernier, le titre a provoqué une certaine émulation auprès des jeunes et pour que tout le monde soit concerné, il y a deux équipes. Quand j’ai fait l’état des lieux, j’ai réalisé que j’avais des joueurs très compétitifs. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils partagent tous la même envie et le même état d’esprit. Constituer la meilleure équipe, c’est aussi avoir des joueurs qui s’entendent bien. »

A noter que les féminines des facs de Toulouse disputeront leur prochaine étape sur la route du championnat de France, le 29 janvier prochain à Bordeaux face aux universités de Pau, Montpellier et Bordeaux. 

Ultime entraînement avant Montpellier