Si le calendrier avait voulu ajouter un supplément de soufre au lancement de la poule 1 de N2 masculine, il ne s’y serait pas pris autrement. La saison passée, il avait fallu attendre la 11ème journée pour se pourlécher du derby entre les deux clubs rivaux de l’est toulousain. Un an plus tôt, la 3ème mais là, l’intelligence artificielle qui gère les oppositions a fait mieux. Le choc est programmé dès l’ouverture !
Cette fois, le contexte est rehaussé par la présence dans les rangs balmanais d’un certain Lucas Vielmas (notre photo). Il y a encore trois mois, celui qui allait terminer 3ème meilleur artificier de la poule portait les couleurs de L’Union. Et à deux reprises, c’est son puissant bras droit qui, dans les ultimes secondes, fera basculer le sort de la confrontation entre les deux équipes: pour un succès chez l’adversaire, puis pour arracher la parité à la maison.
Samedi, pour chacune des deux formations, le classement n’aura évidemment pas encore grande importance. Mais cette opposition, elle, sera déjà grossie à la loupe. Parce qu’un derby ne se contente jamais tout à fait de répondre à la logique du moment. Parce qu’il peut confirmer une hiérarchie que l’on devine, la bousculer, ou inventer un autre scénario. Et parce qu’au-delà des points mis en jeu, il y aura quelque chose de récurrent et de plus viscéral: la nécessité de prendre le dessus sur le voisin.
Remporter ce derby, bien sûr. Ou, à défaut, l’honorer. Ne pas perdre la face, c’est en tout cas le premier objectif de chacun lorsque, dès 19 heures, les forces seront lâchées sur le parquet de Jean-Rostand.
Trois questions à Paul Lévy, entraîneur de l'E.TUC Balma
La notion de derby pimente-t-elle un peu plus cette ouverture ?
L’Union est dans le championnat et donc on est appelé à les rencontrer un jour ou l’autre. Pour moi, le fait que ce soit dès la 1ère journée ne change pas grand-chose. Je reconnais que le derby fait qu’il y a quelque chose en plus. C’est à la maison et comme ça nous tient à cœur d’être solide chez nous, ce ne sera pas difficile de trouver la motivation.
Tu succèdes à ton frère Axel, à la tête d’une équipe qui s’est bien renforcée…
J’étais sur les U18 et d’ailleurs je vais continuer à m’en occuper* et j’intervenais sur des séances avec l’équipe 1. Quand mon frère a décidé d’arrêter, le club a cherché un successeur à l’extérieur mais les profils n’ont pas matché. Comme cela m’intéressait, c’est devenu une évidence, on a privilégié la continuité. Concernant le recrutement, il a fallu compenser l’arrêt de Théo Frican (meilleur buteur de l’ETB) et surtout l’annonce tardive du départ du pivot Hugo Hienne (en juillet). Mais on n’est pas reparti d’une page blanche et je suis satisfait de tous ceux qui nous ont rejoints, notamment Lucas Vielmas sur qui nous comptons beaucoup.
Avec une poule quasi identique à celle de l’an passé, quels sont vos objectifs ?
La saison de l’accession (2024-2025), Balma termine 4è et 6è en mai dernier. Les joueurs ont affiché de grosses ambitions. J’aime bien d’ailleurs que ce type d’objectif leur appartienne, ce sont EUX les acteurs, je ne suis là que pour les épauler. L’intérêt serait d’aller chercher au minimum le top 5. On va tenter de s’en donner les moyens.
* Xavier Sosse (en arrière plan sur la photo) prendra alors les commandes en N2
Trois questions à Loïc Leblanc, entraîneur de l'AS L'Union
Cette confrontation dès la 1ère journée exacerbe-t-elle les tensions ?
C’est un derby… J’aurais préféré qu’il arrive plus tard dans la saison, ce n’est pas le cas, il faut faire avec. Ce n’est pas aussi tendu qu’au foot par exemple. La plupart des joueurs se connaissent, certains ont joué ensemble en clubs ou en sélections… C’est vrai, la suprématie locale est en jeu même si au final on s’aperçoit que sur les trois dernières saisons, la tendance nous est favorable au niveau des résultats mais pas du classement puisque Balma termine devant nous.
Parmi leurs recrues, Louis Loisel et surtout Lucas Vielmas étaient à L’Union la saison passée…
Cela fait partie de la vie d’un club. Lucas nous avait dit qu’il voulait retourner chez lui à Carcassonne et finalement il signe à Balma. Cela renforce un adversaire et cela nous affaiblit. J’avoue que forcément, cela n’a pas été une bonne nouvelle.
Votre recrutement est minimaliste, quel objectif global pouvez-vous viser ?
Trois des quatre nouveaux étaient majoritairement en U18 la saison écoulée. La réalité, c’est qu’on est limité par notre budget et cette année, également par notre effectif. L’objectif est de se maintenir en assurant les points nécessaires le plus tôt possible. On s’est classé 7è (en mai dernier), si on peut faire la même chose, je signe tout de suite. Il y a Balma samedi et ensuite l’Etec à la maison. L’idée est de prendre des points au moins sur un des deux matches. On veut éviter notre mauvais démarrage, il y a un an (4 défaites consécutives).
