N2F: Le maintien comme impératif

Les filles de Tournefeuille ne seront plus les seules à défendre les couleurs de la Haute-Garonne en N2. Elles sont rejointes par Pechbonnieu qui renoue avec ce niveau. Point commun aux deux équipes: un profond rajeunissement de l’effectif.

Tournefeuille veut voir plus haut

Le vent du boulet n’est pas passé bien loin puisqu’en mai dernier, les joueuses du THB n’ont validé leur maintien qu’à deux journées de la fin. Ce samedi en accueillant les Béarnaises de Bordes (qui viennent de les sortir de la Coupe de France), elles repartiront pour une 7ème saison consécutive en N2. « Il y a un an, on était en pleine reconstruction avec le départ de trois de nos cadres, martèle Tanguy Vérove. On a pris différentes orientations mais au vu des résultats, il a fallu rechanger, cela a été un combat perpétuel. » Huit défaites lors des neuf 1ères prestations ! De quoi raser les murs ! Les filles n’ont pas baissé la tête et se sont même offert de luxe d’être les seules à aller s’imposer à Floirac en Gironde, chez le leader. « On a beaucoup appris, moi le premier. Mais au moins, on sait maintenant ce qui fonctionne et ce qui marche moins. Même s’il y a eu des départs, on a décidé de ne pas trop recruter. On a gardé des profils forts qui nous permettent d’avoir des assurances sur ce qu’on veut proposer. » Ce qui frappe sur le parquet des Quéfets, c’est la moyenne d’âge. Les Beffara, Da Silva, Frappier, Lemaitre et même Vass et Touzanne qui viennent d’arriver, évoluaient en U17 la saison passée. « On voit que cela manque d’expérience, que c’est encore un peu compliqué dans la gestion de l’échec mais il y a de l’enthousiasme, de la fougue et cela peut être bénéfique. Il faut qu’à tous les niveaux, on se montre patients. S’imposer d’entrée en N2 pour une jeune, c’est très rare. » Si souvent le terme a été galvaudé, la formation revient donc, au centre du débat. « L’an passé, sur l’effectif de la N2, je n’avais qu’une seule joueuse formée au club. Cette saison, j’en compte sept ou huit. Il y aura une vraie identité. » Reste à savoir si avec un début de championnat relevé (Bordes, Tardets, Pau-Nousty, Pessac comme 1ers adversaires qui plus est, prétendants à l’accession), Tournefeuille tiendra le choc ? « Il faut arriver à dix victoires rapidement pour assurer le maintien. On connait la valeur de nos adversaires puisque la plupart était dans la même poule, l’an dernier.» Mais si le club veut garder ses meilleurs éléments et progresser, il devra tôt ou tard, envisager la montée (comme en… 2019). « Cela va demander encore un peu de temps, soupire Tanguy Vérove. Mais il faut continuer de travailler.»

Pechbonnieu en quête de stabilité

Le 24 mai dernier, les ‘’filles des côteaux’’ se quittaient sur une déception. Dans l’antre de Bercy, elles venaient de passer à côté de la Coupe de France régionale. « Ce parcours, confesse Sébastien Gandais, a été chargé en émotions et le déroulement de cette finale est pour moi, empreint de frustration car on n’a pas su mettre tous les bons ingrédients. » Pour autant, l’autre objectif de la saison a été atteint : l’accession en N2, un an après avoir pris l’ascenseur dans l’autre sens. Le début d’été a livré son lot de mouvements. Deux des cadres, Camille Sporn et Judith Franssen se sont retirées et le coach a régénéré son effectif sans aller chercher trop loin. «Il faut se débrouiller avec les moyens qui sont les nôtres, et comme on est dans un sport collectif, le groupe doit être plus important que les individualités. » Parmi les nouveaux visages: l’ailière gauche de Jacou, Juliette Baconnier, deux arrières de Guadeloupe, Valina Lucina et Runella Levalois, la pivot des Félines en N3 Chloé Jean, le retour après un passage à Tournefeuille de l’ailière droite Cerise Montfiquet et deux pépites du club issues des moins de 17, la demi-centre Romane Caperet et la gardienne Stella Arriubergé. «C’est bien de rajeunir et d’amener un jeu différent, basé sur la vitesse et qui correspond un peu plus à ce que je recherche. Le tout est de bien les intégrer sans brûler les étapes et ne pas les sur exposer. En incorporant ces jeunes, cela me permet d’avoir un groupe plus homogène et de faire jouer la concurrence. C’est primordial sinon on s’installe un peu trop dans le confort. Cela a été parfois le cas la saison passée.» La préparation a été ponctuée par une péripétie dont le staff se serait bien passé : en travaux de réfection, le gymnase Colette Besson ne sera opérationnel qu’à la mi-septembre. « Cela n’a pas été évident car il a fallu trouver des communes d’accueil (Aucamville et L’Union) et se plier aux horaires débloqués. Malgré cela, on a pu travailler sérieusement avec la quasi-totalité des filles. » Après s’être brillamment qualifiées pour un tour de plus en Coupe de France… fédérale, les joueuses de Pech’ attaqueront leurs trois 1ers rendez-vous de championnat… à l’extérieur (Asson, Oloron et Gan). « On verra ce qu’on est capable de faire. On veut montrer qu’on est bien là et qu’on veut se maintenir en N2. Nous sommes disposés à embêter tout le monde jusqu’au bout. » Les adversaires sont prévenues.

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