Il fallait retrouver de la confiance…

En ces temps de disette du côté du Fénix, une qualification pour les 8èmes de finale de la Coupe de France est toujours bonne à prendre. Cela fait du bien dans les jambes mais aussi dans les têtes. Battus lors de la 1ère journée de championnat, les Toulousains sont revenus à Orléans pour cette fois s’imposer (28-36) et éliminer Saran de l’épreuve. Il n’y a pas eu d’envolées ludiques au cours de cette rencontre : c’est tout simplement l’équipe la plus déterminée qui a gagné. Toulouse, qui manque de confiance en ce début de saison (trois défaites en autant de matchs de championnat) a rapidement pris les commandes, dans le sillage de Jef Lettens (photo de tête) en réussite. Tout comme d’ailleurs Radic, son vis-à-vis. Les deux formations vont jouer au chat et à la souris, les Loiretains ne basculant en tête au score qu’au bout de 18 minutes. Déterminé à ne laisser aucun répit à son adversaire, le Fénix va tenter le surnombre en attaque et ce dispositif à 7 va payer. A la pause, le matelas n’était pas épais mais substantiel (13-16).

Nemanja Ilic (encore impérial avec 10 buts à son actif) et les siens vont poursuivre sur leur lancée. Avec à la mène, un enfant du pays formé à Saran. Débordant de culot, Jules Gougeon va non seulement faire preuve d’altruisme mais également prendre des initiatives comme ce tir en appui pleine lucarne. A ce moment-là, Saran était à la traine, sans grande réaction et Toulouse va en profiter. Au fil du chrono, l’écart va grossir et Jef Lettens (encore lui !) va se rappeler au bon souvenir de la maigre assistance du palais des sports. C’est symboliquement Zachary Dermigny, entré dans les 5 dernières minutes qui va clôturer le festival offensif (28-36).

Le Fénix se qualifie pour un tour de plus en Coupe de France. Mais là n’est pas l’essentiel. C’est la prestation en championnat qu’il faut soigner et après les déconvenues face à Saran, Caen et Sélestat, c’est un redoutable écueil qui se dresse sur la route. Dimanche, déplacement à Nantes, invaincu en Ligue des Champions, autant en Starligue et qui reste sur un succès probant et phénoménal à Montpellier. Et si des Toulousains dos au mur, se lâchaient et réalisaient l’exploit ? Tout est possible même si la probabilité n’est pas en leur faveur.

Les buteurs toulousains : Ilic (10 dont 4 à 7m) Guillaume (5) Briffe, Gougeon, Jund (4) Kojadinovic, Vieira (3) Dermigny, Diallo, Nyembo (1)

Laisser un commentaire