Repos pour les garçons, activité pour les joueuses de Nationale. Et celles de Haute-Garonne ont connu des fortunes diverses.
En Nationale 1, les Félines concèdent le nul chez une des promues de N2, Floirac-Cenon (29-29). Privées de leurs meilleures gâchettes (Lisa Guibbert, Yasmine Massa, Julie Soubies, blessées et Nina Darricau indisponible), les Toulousaines qui menaient conséquemment aux abords de la 50è, n’ont pas su ou pu bien gérer les dix dernières minutes. Enchaînement de tirs non cadrés, arrêts de la gardienne adverse, elles avaient encore le droit d’y croire à 40 secondes de la fin. Mais ce but juste avant le buzzer, n’est jamais venu. Dommage !
A Tournefeuille en Nationale 2 féminine, les joueuses gardent un très mauvais souvenir de la saison passée. Du moins de son entame avec un seul succès en neuf rencontres. Un an plus tard, la hantise est la même. Car les débuts sont difficiles. 3ème journée et toujours pas le moindre succès. Et encore une fois, à la maison, une déconvenue à digérer dans les toutes dernières secondes ! Comme les Béarnaises de Bordes il y a deux semaines, leurs voisines de Pau-Nousty se sont imposées par le moindre écart (24-25). Le mal chronique: la mise en route et un différentiel de 4 longueurs derrière lequel les filles de Tanguy Vérove ont du courir dès la 11ème minute. Elles vont limiter la casse sans ne jamais pouvoir passer devant (11-14 à la pause). Pourtant elles ne vont rien lâcher et arriver à 20 secondes du terme, dos à dos avec leur adversaire (24-24). Une dernière faute sanctionnée par un 7m leur sera fatale. Au passif du THB, un trop grand déchet au tir (4/10 pour Dayraut, 4/11 pour Masse, 4/11 pour Scolari, 2/7 pour Terrisson, 3/9 pour Briard). A leur actif et c’est ce qu’il faudra retenir, les 10 arrêts d’Ambre Beffara. En face, il y a également eu de la déperdition mais la victoire revient à Pau-Nousty. La suite du calendrier est intéressante avec dans 14 jours, un déplacement à Pessac, un concurrent direct au maintien avant d’accueillir Pechbonnieu.
Justement, pour Pechbonnieu Côteaux, le bilan est très légèrement plus favorable. Mais guère plus. Un succès et un enchaînement de deux défaites. Ce samedi, c’était à Gan (à 10 km au sud de Pau) face à une Entente créée l’an passé et qui a obtenu (comme Pech’) son accession en N2. Et pour les Béarnaises, c’est un début de saison en fanfare puisqu’elles réalisent un sans faute. Mais les joueuses de Sébastien Gandais qui ont pratiquement fait jeu égal, ont craqué dans les vingt dernières minutes. Comme pour Tournefeuille, de l’envie, de la générosité mais des imprécisions dans les tirs à des moments où elles auraient pu passer devant. Elles s’inclinent (30-27) non sans nourrir quelques regrets.
Chez les U18 France , seul le Fénix...
Avec ces deux-là, vous pouvez voyager loin ! Pour les recruteurs qui gèrent la section Jeunes du Fénix, c’est sans doute, en U18, la meilleure pioche de la saison. Bastien Puyo, entré au pôle Espoirs à Raymond Naves il y a un an, gardait jusqu’en juin, la cage de son club formateur, Bruguières, en moins de 17 région. Costume trop étriqué pour lui et bascule cet été, vers le club phare de la ville rose. Il n’avait pas spécialement brillé lors du 1er déplacement à Billère mais ce samedi, face à Libourne en poule 1, avec 17 parades, il a véritablement rayonné. L’autre phénomène a la particularité de jongler uniformément avec le ballon des deux mains. Lucas Ginestet (notre photo) est ambidextre et aussi à l’aise à gauche qu’à droite. Au Fénix, à presque 16 ans (il ne les aura que le 2 octobre prochain !), il a trouvé le bon cadre pour s’exprimer. Il a été formé à l’école ruthénoise. Taillé en finesse dans le ROC avant d’intégrer le pôle, il y a déjà deux ans. L’arrière est une promesse du handball, à tel point qu’il n’évoluera avec les U18 du Fénix que lorsque la N1 de Romain Ternel sera au repos. Ce qui était le cas ce week-end. Et le gamin a frappé. Parfois gourmand (il a beaucoup tenté), il s’est révélé suffisamment efficace (11 buts). Là est le paradoxe qui atteste que la pierre est encore brute et qu’elle ne demande qu’à être polie. Quant au match des Toulousains ? A sens unique. Les Girondins n’ont jamais été en mesure de leur contester une quelconque suprématie. Les joueurs de Florian Lévy s’imposent largement (32-23) et prennent la tête de la poule 1 puisque Billère était exempt.
Dans cette même poule, le CRAHB a mal débuté en déplacement à Bègles. Les partenaires d’Ethan Lapawa (10 buts) qui avaient résisté durant toute la 1ère période (18-18), ont craqué dans le dernier quart d’heure, les gardiens girondins leur causant bien des tourments. Au final, l’addition est salée (39-31).
Dans les rangs de l’AS L’Union, voilà un talent brut qui demande lui aussi à être façonné. Ou plutôt dans le cas d’Hugo Garréjat (notre photo), être mis en confiance. Le gaucher arrivé au club la saison passée en moins de 17 alors qu’il arpentait déjà le parquet du Pôle Espoirs depuis un an, est un lance-missile à longue portée. Lorsque sa ligne de mire est parfaitement réglée, rien ne lui résiste. Mais même en signant 10 réalisations, isolé, il est dans l’impossibilité de résoudre tous les manques de son équipe. Ce samedi à Champcevinel (près de Sarlat), face à une formation issue des U17, ils ont été trop importants pour pouvoir s’imposer. Derrière Garréjat, la comparaison tourne court. Et en face, les minots dordognots animés par un gardien très inspiré, en ont profité. A la pause, le match était quasiment plié. Et tout s’est confirmé dans le second acte (33-26). Les joueurs de l’ASU qui visent une 2ème qualification consécutive pour les poules hautes, ont grillé un joker. Rien n’est définitif. Mais il va falloir réagir. Dans deux semaines, à domicile face à Limoges qui présente des capacités bien plus redoutables que Champcevinel. Cette fois, toute l’équipe devra être au diapason de son canonnier déclaré.
Dans cette même poule 2, Balma est dans le dur. Les joueurs de l’ETB subissent leur 2ème fessée consécutive. Après le moins 19 la semaine dernière à Limoges, voilà un moins 18 (19-37) face à Bruges. Du déchet des deux côtés mais les Girondins de l’ancien international Bruno Rios ont tué tout suspens dès les vingt 1ères minutes et ont géré une avance qui a vite grossi. La saison s’annonce longue pour les Balmanais qui ont déjà plus qu’un pied en poule basse.
En U17 France, les Félines sur leur lancée
Dire qu’elles redoutaient leur déplacement à Villefranche de Lauragais serait erroné mais les Félines U17 se sont vite sorties du piège et de cette contrainte d’évoluer dans une salle où toute matière collante identifiée ou non, est interdite. Il va falloir qu’un jour la Fédération impose les mêmes normes partout et ne qualifie que les équipes qui s’y plient. En attendant, sans livrer un match de haut niveau, les joueuses de Benoit Aucoin ont tenu leur rang. Il fallait marquer les esprits. Pour le moment, elles y parviennent dans une poule 1 où elles cartonnent. Après Pau-Béarn (34-17), elles soignent leur classement face à l’Entente Lauragais Pamiers (37-23).
En poule 2, ni Pechbonnieu, ni Tournefeuille n’ont été en réussite. La plus grosse mésaventure est arrivée à Pech’ qui a subi une véritable opération destruction à Lège-Cap Ferret (41-23). Comme dirait un célèbre chanteur, « ça fait mal » et rien ne sert de décortiquer quoi que ce soit et trouver les raisons de la déliquescence, le niveau n’était pas le même entre les deux formations. Pour le THB, même si les filles étaient encore au contact à l’entrée du money time (27-26), la gestion du final est d’une inefficacité déconcertante (6 tirs non cadrés ou arrêtés en 2 minutes). En face, Bergerac en a profité (29-31). Dans deux semaines, place au derby sur les côteaux dans un gymnase rénové.
