C’est majoritairement aux Argoulets qu’il fallait se trouver ce samedi pour voir briller les équipes toulousaines. Les U17 et la N1 des Félines mais aussi la N1 du Fénix n’ont pas raté leur rendez-vous.
A commencer par la N1 du Fénix qui sait cette saison que la marge de manœuvre pour comptabiliser les succès sera étroite comme l’an passé et qu’il ne faut pas laisser passer l’occasion quand se présente un promu comme La Crau. Mission remplie pour les joueurs de Romain Ternel (33-30) parmi lesquels, un certain Louis Marquet-Baurès (notre photo de tête) a véritablement donné le tempo. Huit buts et une présence manifeste sur la base arrière pour l’Ariégeois d’origine. Même si les Toulousains ont alterné temps forts et quelques baisses de régime (ils menaient par exemple de 6 longueurs à la 42è avant que les Varois reviennent à deux buts à l’approche du money-time), l’ensemble a montré de la cohérence. « C’est vrai qu’en 2ème cela a été plus équilibré, note le coach toulousain. Ils nous ont mis en échec sur défense étagée et on a galéré. On aurait dû faire un plus gros écart en 1ère, il y a eu des échecs au tir et beaucoup de poteaux. » Issa Seck le plus souvent à la mène, LMB à droite, Siméo Renaud ou Marius Canitrot à gauche, Isaac Maurice et Zac’ Dermigny sur les ailes, Lukas Jacques-Antoine en pivot au relais de Idris Firmesse (pour le moment blessé) sans oublier Gabin Saltel dans la cage, le 7 de base de la réserve du Fénix a fière allure lorsqu’il est au complet. Sans oublier un banc où certains peuvent se révéler. « Cette équipe a un potentiel individuel indéniable. Louis et Siméo ont pris leurs responsabilités sur la fin et c’est très positif. Le vécu collectif ne s’achète pas mais se travaille tous les jours. Ce sera notre fil rouge sur les prochains mois. Je sais que je ne les aurai pas toujours tous ensemble, il faudra garder son calme et gagner en confiance et certitude. » On attend en effet de voir cette formation face à plus costaud. Par exemple en déplacement à Bruges et Nice, les deux prochains adversaires.
Autre satisfaction au même endroit, en N1 féminine, les Félines se sont largement imposées (35-28) face à Bléré (Indre-et-Loire). A lire le reportage sur les joueuses de Stéphane Pellan.
Tournefeuille ouvre son compteur. Mais chez les garçons cette fois, en N3 face à Pessac (34-31). Au rayon des satisfactions, les recrues Simon Pelletier et Nolhan Lemaire (notre photo) ont pu allonger leur bras et trouver la bonne trajectoire (respectivement 7 et 6 buts). A la perf du THB, nous rajouterons celle de Steven Bizard qui n’a d’énigmatique que le nom ! Car le gardien occupe parfaitement son poste devant la cage. 17 arrêts à son actif. De quoi dissuader les tireurs les plus téméraires. Le score a été très serré en 1ère période mais la tendance a toujours été favorable à Tournefeuille. Avec six unités d’avance (plus gros écart) dans le second acte, les hommes d’Abdellah Hanoun ont su maintenir un cordon sanitaire pour empêcher le retour des Girondins. Ils se sont occasionnés quelques frayeurs sur la fin mais Bizard était là pour rassurer coéquipiers, staff, dirigeants et supporters.
Et c’est là que ça se gâte. En N2 masculine. Comment l’AS L’Union a -t-elle pu laisser échapper une victoire qui lui tendait les bras face à l’Entente Charente (25-26) ? Un scénario de thriller dans les toutes dernières secondes. L’ETEC en infériorité numérique, une parade décisive de son gardien et un but victorieux alors que le buzzer ultime allait retentir. Malgré un Lilian Vialettes enfin retrouvé (11 buts – notre photo) et un Alex Ortet en transes entre ses montants (14 arrêts) L’Union pourtant en avance jusqu’à la 34è, s’est montré trop dispendieux pour tuer la rencontre. Il y a eu du déchet de part et d’autre et une vraie frustration dans le camp unionnais. Pour Tuc-Balma, ce n’est pas mieux. On attendait une confirmation, on a eu droit à une désillusion. Certes la défaite chez les Béarnais d’Asson n’est pas de taille (35-33) mais elle stoppe net les certitudes de la semaine passée face à… L’Union. Là aussi, tout s’est décidé dans la dernière minute. Trois tirs non cadrés de l’ETB, deux parades du gardien adversaire, cela suffit pour que Balma rentre bredouille. Malgré au rayon stats, le 7/9 de Denimal.
En N2 féminine, la marche était vraiment trop haute pour Tournefeuille qui s’est vautré face à Tardets (36-21). L’affaire était déjà mal engagée à la mi-temps (-6). On ne retiendra pas grand chose de la prestation des joueuses de Tanguy Vérove si ce n’est le 7/7 de Lola Briard. Pas de miracle du côté de Pechbonnieu en visite à Oloron (30-28). Les jeunes Stella Arriubergé (11 arrêts) et Romane Caperet (11 buts) ont fait leur boulot mais cela n’a pas suffi. En face, une excellente gardienne (15 parades) et un état d’esprit un peu plus conquérant. Pech’ qui a couru après le score jusqu’à la 34è, est même parvenu à passer devant cinq minutes plus tard (19-22). Les deux formations sont restées au coude à coude dans le money-time mais Oloron a tenu bon.
En N3 masculine, ce n’est pas passé loin pour le CRAHB qui accueillait (et c’est plus inquiétant) un des promus de la saison dernière, Lormont. Premier fait marquant, une mauvaise entame et un écart au score à la pause, trop conséquent (-6). Grâce aux arrêts d’Aaron Vallée et aux impacts du si précieux Ethan Lapawa (notre photo), la « remontada » a commencé dès le début de la seconde période avant de prendre vraiment forme autour de la 42è (-1). Handicap pour les joueurs de Castanet, la disqualification pour geste dangereux d’Iyann Gama à l’amorce du dernier quart d’heure. Une rotation en moins dans ce type d’opposition peut être payée cash. Surtout quand en face, le gardien fait des prouesses dans son périmètre. Il maintiendra le différentiel d’un but jusqu’au dénouement (28-29). Le CRAHB aura deux semaines pour préparer le derby face à Villefranche-de-Lauragais.
Les Villefranchois eux, ont du mal à digérer leur accession au niveau supérieur. Contre Isle (également promu de Prénat), ils ont sombré une nouvelle fois (26-37). Pourtant à la pause, ils pouvaient garder le moral (14-15). Ils vont encaisser 10 buts sans ne rien marquer en 11 minutes ! Cette équipe est sous-dimensionnée pour exister à ce niveau. Les nombreux départs à l’intersaison, un recrutement limité et l’absence de Lois Martin-Houssard (après grave blessure) sont de réels handicaps.
Et chez les plus jeunes ? En U18 masculins France, nous l’avons expliqué, dans les deux poules à 5 qui intéressent les 4 formations de Haute-Garonne, une passe son tour lors de chaque journée. CRAHB (P1) et L’Union (P2) étaient exempts et en ont profité pour disputer un match amical (succès à domicile des Unionnais de 10 unités). Du côté du Fénix, un des joueurs nous a confié, « on a perdu contre nous-mêmes », c’est dire la frustration qui a pu habiter Robin Volnay (7 buts – notre photo) et ses partenaires à l’issue de la rencontre gagnée par Billère (36-34). Trop peu d’arrêts de gardien, une concentration pas assez suffisante dans les moments de bascule potentielle, il y a encore du boulot pour prétendre à la qualif en poule haute. En face, à noter la prestation de Waël Paul (6 buts) arbitrairement refoulé du pôle de Toulouse Raymond-Naves mais qui a trouvé près de Pau, un cadre pour pleinement s’exprimer. Dans un même temps, naufrage d’ampleur pour Balma. L’ETB a coulé à pic à Limoges (35-16). Une équipe inexpérimentée est tombée sur un gardien aux bras tentaculaires (14 parades). C’est la période, les Orriols, Legros, Buzalka ont vendangé. Sans parler des gardiens (à peine six arrêts à deux) et de la défense !
En U17 féminines France, les Félines et Pechbonnieu tirent leur épingle du jeu. Aux Argoulets, les joueuses de Benoit Aucoin n’ont laissé aucun espace à l’Entente Béarnaise (34-17). Elles ont montré leur justesse et leur sobriété avec pour la forme par moments, quelques rappels à l’ordre d’un technicien perfectionniste. Au rang des stats, on soulignera les arrêts de Frida Ketessa et le 8/8 de la capitaine Margaux Pradère. Tout le banc s’est mêlé à la fête. Equipe à jauger contre adversaire mieux armé.
Pech’ est allé s’imposer à Mont-de-Marsan (23-28). Le groupe de Fabien Roy est en reconstruction mais les joueuses ont rapidement pris leurs marques malgré une bonne gardienne adverse. Les Landaises sont revenues à une longueur avant de se faire, irrémédiablement distancer.
Le 3/3 haut-garonnais n’a pas été possible avec la gifle encaissée par Tournefeuille à Pessac (35-26). L’équipe trop inexpérimentée a vite pris l’eau et s’est noyée. Trop d’imprécisions dans à peu près tout. Deux petits buts inscrits en 7′ autour de la pause ! Seule la gardienne Emma Bohn avec 19 parades a tenté, en vain, de colmater les brèches.
