Pour le Fénix, « tripes indigestes à la mode de Caen »

Toulouse n’a toujours pas inscrit le moindre point à son tableau de marche. Deux matches… deux défaites et à chaque fois, contre les promus du précédent exercice. Si légitimement les joueurs pouvaient espérer faire le plein, le constat est amer. Depuis une semaine, ils sont contraints de regagner leur vestiaire, la tête dans les épaules en ayant subi la loi de l’adversaire.

Ce vendredi au Palais des Sports, Caen n’avait rien à perdre et a saisi sa chance. Crânement, sans artifice, ni traits de génie. Simplement en suivant les consignes mais aussi en profitant des trop nombreuses carences offensives du Fénix et des quelques largesses de sa défense. En ce moment, les Toulousains manquent de cohésion et la continuité dans le jeu, laisse à désirer. Les ballons ont du mal à arriver et la base arrière semble se chercher. Face aux défections (Pineau-Rossi, Jovicic, Brolin), Danijel Andjelkovic doit constamment chambouler les schémas qu’il aimerait mettre en place. Le bricolage sur le poste d’arrière droit lorsque Kojadinovic (notre photo de tête) est obligé de sortir pour souffler, n’est pas efficient. L’ensemble procède par vagues et les fulgurances individuelles (Vieira, Briffe, Ilic) ne suffisent pas. Nicolas Bono à la mène, a encore du mal à trouver le bon tempo.

L’instant critique

A dix minutes du terme, avec un retard de quatre longueurs, cela n’allait pas très fort dans la maison toulousaine. Une double exclusion caennaise (dont une définitive) aurait pu influer sur le scénario. Les partenaires de Nemanja Ilic vont certes, revenir à égalité (29-29), avoir même la balle pour basculer en tête après un 7m stoppé par Jef Lettens mais les Vikings ne vont rien lâcher et s’imposer (31-32). Contraste habituel entre des joueurs aux mines défaites et leurs vis-à-vis qui viennent de signer, leur 2ème succès en l’espace d’une semaine. Un beau baptême pour une formation qui étrenne son aventure en D1. Sur les bords de Garonne, les plus optimistes diront que le championnat ne fait que débuter, qu’il n’y a rien d’alarmant et que les comptes seront faits au soir de la dernière journée. Ceci étant, la performance du Fénix est sujette à caution. Un déclic est attendu. En tout cas, par ces temps de disette, il serait le bienvenu. Et le plus tôt possible !

Trois questions à Gabriel Nyembo

Ce que montre le Fénix est-il inquiétant ?
(long temps de réflexion) Dire le contraire serait mentir. Quand tu ambitionnes de jouer l’Europe ou te battre pour le play-off d’accession et que tu perds tes deux 1ers matches contre les promus, évidemment que c’est inquiétant. Je ne suis pas défaitiste, ni super pessimiste pour la suite, l’équipe saura rebondir mais il faut rester vigilant.

D’où vient le mal ?
Si on avait, si j’avais la réponse… on aurait gagné ! (rires) Je ne sais pas trop. J’ai l’impression qu’on n’est pas tous sur la même longueur d’ondes offensivement comme défensivement, on manque de… faim. Il y a de la détermination, on essaie de mettre de l’intensité mais ce n’est pas suffisant pour tuer ou tout simplement jouer un match, une heure, en 1ère division.

Ce genre de résultat va donner des idées à d’autres… à commencer par Sélestat, jeudi.
Bien évidemment ! On voulait éviter d’être dans cette situation et de laisser penser que Toulouse devenait une forteresse prenable. A nous de prouver le contraire, remettre les pendules à l’heure et dire à tout le monde, ‘’OK, on a mal démarré, comme un diesel, mais on va se lancer.’’