Objectif Coupe pour Dorian et Loïs

C’est une semaine cruciale pour le club de Villefranche de Lauragais qui, depuis septembre, traverse une saison sans nuage. A 4 journées du terme, l’accession en Nationale 3 est bien engagée et l’objectif d’atteindre la finale de la coupe de France régionale le 23 mai à Paris-Bercy, passe ce dimanche par Montpon-Ménestérol (Dordogne), en terrain neutre. Le programme ne sera pas de tout repos : quart de finale à 14h30 contre Martigues et si qualification, demi à 17h, face au vainqueur du match entre Chalon et Capo Limoges.

Le HBCV, c’est avant tout une affaire familiale. Symbolisée depuis quelques années par l’activité de la tribu Martin-Houssard. Pascal, le papa est responsable sportif du club et coach des 18 Région, Géraldine la maman-photographe n’est jamais très loin pour donner un coup de main, Dorian et Loïs, les deux garçons sont des éléments cadres de l’équipe 1. « Tous les deux, on a baigné très tôt dans le handball, explique Loïs (22 ans). A mon niveau, je pratiquais en parallèle le rugby mais jouer sous la pluie et dans le froid, cela m’a vite déplu (rires). » Au fil des générations, le demi-centre franchit tous les échelons sans pour autant négliger sa scolarité. « Je suis en dernière année à la fac pour être prof d’EPS. Le hand c’est vraiment un défouloir et je peux dire que sans ça, je ne me serais jamais autant accroché aux études. » Complices dans la vie dès leur plus jeune âge, les deux frangins ont dû attendre le passage en séniors pour évoluer ensemble. « Depuis qu’on est petit, témoigne Dorian (26 ans), on partage beaucoup de choses autour du sport. Pour s’amuser surtout. Des parties de ping-pong, du volley… Au début, j’arrivais à prendre le dessus, maintenant, il est passé devant (rires). » Sur un terrain, l’entente est parfaite et les automatismes éprouvés. « Chacun arrive à anticiper ce que va faire l’autre. D’ailleurs, poursuit Dorian, je pense que jouer avec mon frère m’a incité à continuer à ce niveau. Je prends vraiment du plaisir. Le groupe s’est étoffé et ceux qui sont arrivés (comme cette saison, Ialy Ralambofiringa, Maxime Mourcel et Mathias Arriubergé du Fénix ou Gabriel Lacanal de Balma) tirent tout le monde vers le haut. Ils ont une certaine expérience et on bénéficie de leurs conseils. » 

La Coupe de France est un vrai moteur, une quête qui est présente dans les esprits depuis cet été, avant même que ne débute la saison. « On est vraiment boosté par cette ambiance des matches à élimination directe, renchérit Loïs. Au tour précédent, on est passé par toutes les émotions avec un final aux pénalties. Le stress qui aurait pu nous envahir, s’est transformé en énergie positive. » Les Villefranchois sont à deux marches de l’entrée sur le parquet de Bercy, le Graal pour un handballeur, quel que soit son niveau. « C’est évident, on veut marquer l’histoire du club. Sans oublier que pour y parvenir, il y aura deux adversaires à battre. Mais ça serait exceptionnel d’aller au bout, dans cette salle mythique. » Même sentiment du côté de Dorian. Le diplômé en architecture a même mis son savoir-faire graphique au service de l’équipe. « J’ai imaginé le design des maillots qu’on porte, dans le style ‘’Brésil’’, référence au beau jeu mais aussi à la fantaisie. » Et dimanche soir, si le ticket pour Bercy est validé, c’est tout le Lauragais qui dansera la samba. Dans le sillage de Lucien Liaigre, le coach et de sa bande de joyeux mais talentueux ambianceurs.