Battu (21-22) par plus réaliste, plus opportuniste et surtout mieux guidé dans les derniers instants. Ces moments où le ballon devient un peu plus lourd, où la lucidité prévaut sur le défi physique ou sur toute autre solution. En position de force pour se qualifier en quarts de finale du championnat de France, les moins de 18 France de l’AS L’Union ne peuvent que s’en vouloir. En une fin d’après-midi, ils ont perdu leurs illusions. Jules Caurier (photo de tête) et ses partenaires n’ont plus leur destin entre les mains.
Tout le mérite de cette déconvenue revient à l’équipe de Bruges qui sans être magique, a su exploiter le temps jusqu’à la dernière seconde. Car tout s’est joué dans les dernières minutes.
Jusque-là, L’Union avait souffert sans pour autant sombrer. Menés de cinq buts, les locaux avaient même refait une partie de leur handicap peu avant la pause (11-12). Il y avait eu certes des pertes de balle mais des deux côtés, des intentions au tir pas très franches et peu inspirées mais des deux côtés, un gardien plus présent… du côté des locaux. Josselin Authié (7 parades) prenant le meilleur sur son vis-à-vis girondin, pensionnaire de l’équipe de France des U19 Célio Bertin (4 arrêts). La performance des portiers sera inversée par la suite.
En ce début de seconde période, Bruges va pourtant dominer son adversaire. Un manque de rotations sur la base arrière et des échecs répétés sur le côté droit vont pénaliser L’Union. C’est dans ces intervalles de temps que Célio Bertin va faire la différence (16-19 à la 48è). L’ASU va rester en retrait sans pour autant perdre pied (19-19 à la 52è). L’horloge va égréner les minutes jusqu’à ce qui peut s’apparenter au tournant de la rencontre.
Kévyn Preel (notre photo) va jouer un rôle bien mal interprété par l’un des deux officiels. Le binôme n’ayant pas toujours évolué au même niveau, l’un des deux a semblé singulièrement dépassé par la hauteur des débats dès le retour des vestiaires. Ses coups de sifflet « paroxystiques », distribués de façon aléatoire d’un côté comme de l’autre, ont haché le rythme et installé un climat de nervosité inutile dans la salle.
À son passif, le coach de l’ASU perdra trop d’énergie à contester, se privant de la clairvoyance nécessaire pour guider ses joueurs dans le « money-time ». Sur une décision litigieuse, l’entraîneur unionnais s’adresse avec vigueur à l’officiel : carton jaune, suivi immédiatement d’une exclusion de deux minutes. Un coup d’œil au panneau, il reste 2’17 à jouer et les deux formations sont dos à dos (21-21). En supériorité numérique, Bruges inscrit un but (quasi) « en or », scellant une victoire capitale pour le classement (voir plus bas). Si Kévyn Preel a eu tort de s’emporter, l’arbitre n’a-t-il pas cruellement manqué de discernement ? Il est regrettable qu’à l’heure de vérité, le sifflet ait pris le pas sur le jeu, transformant un duel de haut niveau en un exercice d’autorité dénué de psychologie.
Il reste une journée à disputer dans cette 2ème phase (programmée le 9 mai !) et il faudrait un incroyable concours de circonstance et une contreperformance soit de Bruges qui accueille le CRAHB, soit de Pouzauges (Haut Bocage Vendée) qui se déplace à Nantes, combinée à un succès de l’ASU à Billère pour que les Hauts-Garonnais entrevoient les quarts de finale.
En cas d’égalité, L’Union possède une différence de buts positive sur Pouzauges (+1) mais négative sur Bruges (-6).
